La branche.  posté le mercredi 29 avril 2009 10:35

La branche.

 

De l'arbre flamboyant,

Je suis la seconde branche,

Celle que l'on oublie,

Qui n'inspire pas confiance.

La première reçoit,

La jolie balançoire,

Ravie de provoquer,

Le rire des enfants.

C'est une solide branche,

Sur qui on peut compter.

Je suis un peu jalouse,

Moi la seconde branche,

Mais je souris quand même,

Car je sais en secret,

Qu'on n'attachera jamais,

Sur mon bois si fragile,

La corde du pendu.

 

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L'eau oubliée.  posté le mardi 28 avril 2009 23:24

 

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Retour.  posté le mercredi 22 avril 2009 16:21

 

Retour.

 

Son plus petit sourire,

Est la pluie qui ruisselle

Sur le plus chaud désert.

Et son rire soudain,

Réveille les grandes tiges,

A jamais endormies.

Et quand elle daigne rire,

On ose croire aux miracles,

Dans les coins reculés,

Des hôpitaux d'Afrique.

Que dire de sa main,

Qui caresse comme un ange

Et qui guérit les plaies,

Des lépreux de Bangui.

Elle vient de temps en temps

Et répand son émoi.

Mais quand elle disparaît,

La terre se rabougrit,

S'assèche et se prépare

A des siècles de nuit...

***

Elle est enfin venue,

Je l'ai encore aimée.

Son sourire a gommé

Mes montagnes d'ennui.

Quand elle est repartie,

Je me suis transformé,

En un noir scarabée,

Enfoui à tout jamais,

Sous les sables brûlants,

Du désert de Gobi.

 

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La caresse.  posté le jeudi 16 avril 2009 23:17

Qu’il est loin ce parfum

Qui me déracina.

Je n’ai pu résister

Et j’ai tendu mes branches,

Pour humer encore plus,

Ses délices évanouis.

Elle a tout oublié,

Je le sais, mais je l’aime.

Qui suis-je, avec mes feuilles,

Qui jaunissent d’ennui ?

Mon tronc rugueux et sombre

N’attire que les poussières,

Qui passent sans le vouloir,

Sur mes veines ridées.

J’attends que le vent tourne,

Car moi, je suis figé.

Peut-être que ce vent,

M’apportera un peu,

De sa vie, une caresse,

Qu’elle n’aura pas voulu.

 

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Le ressac.  posté le mardi 03 mars 2009 23:37

 

C’était un lac profond,

Sa surface frémissait,

Comme sa peau sous ma main.

Des îlots de fougères,

Retenaient tous les pleurs,

Des oiseaux fatigués,

Las de voler pour rien,

Sur l’étendue liquide.

Parfois un léger vent,

Dérangeait les émois

Des belles libellules.

Sous les branches moisies,

Les phasmes réveillés,

Tenaient en se touchant,

D’étranges conciliabules.

Souvent, quelques frissons,

Affolaient les feuilles mortes,

Qui flottaient, languissantes,

A la surface de l’eau.

Il courait des légendes,

Dans tous les recoins sombres.

Des fées qui seraient mortes,

Soudain privées d’amour.

Et en tendant l’oreille,

Les nuits de pleine lune,

On entendait parfois,

Chanter des voix fragiles,

De ces sons cristallins,

Qui appelaient l’aimé.

Alors on voyait naître,

Dans la brume des vagues,

Les lueurs mystérieuses,

Des âmes évaporées.

 

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