Le bal des feuilles mortes.  posté le mercredi 30 septembre 2009 18:53

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Le cri.  posté le mardi 29 septembre 2009 16:36

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Souvenances.  posté le jeudi 24 septembre 2009 13:22

Mes yeux ouverts vers elle,

Regardaient ses « je t’aime ».

Et ma main s’affolait,

Sur sa peau satinée.

Le temps avait compris,

Qu’on l’avait oublié

Ou simplement banni,

Des replis de nos draps.

Je me souviens encore,

Du solo de trompette,

Que la vieille radio,

Distillait sans arrêt.

La musique assoupie,

Planait sur son corps nu.

Le parfum de sa peau,

Forgeait mes souvenirs.

Le flacon débouché,

Posé au pied du lit,

Libérait par à coup

Des vagues de nectar :

Shalimar s’exhalait.

Ses lèvres sur ma peau,

Tatouaient son amour.

Maintenant je suis seul

Et pour être avec elle,

Il suffit d’écouter,

Ce solo de trompette,

D’ humer en solitaire,

Les traces de parfum,

Qui fusent, paresseuses,

Du flacon arrondi,

Oublié sous le lit.

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L'enfant.  posté le mardi 08 septembre 2009 19:02

L’enfant au lourd secret,

A lentement grandi,

Dans les bras de sa mère.

Ses yeux miroirs du vide,

Ne reflétaient plus rien.

Et quelquefois des plaintes,

Frémissaient sur ses lèvres.

Il vivait dans un monde,

Réduit au corps câlin,

De celle qu’il serrait.

Il aimait son parfum

Et la caresse souple,

De ses cheveux si fins.

Elle était sa tanière,

Acceptant son silence.

Elle espérait parfois,

Quand, dans la nuit si molle,

Elle croyait percevoir,

Quelques mots échappés,

De sa bouche entrouverte.

Le vide, ensuite, le vide

Et la longue traversée,

Du désert de la vie.

Un matin, le réveil,

Soudain s’est arrêté.

Jamais elle n’entendra :

Maman chérie je t’aime.

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La fin du monde.  posté le vendredi 04 septembre 2009 15:10

Parfois les chants se taisent,

Quand les brumes fatiguées,

Abandonnent les allées.

Sous le soleil pesant,

La terre se craquelle,

Son eau s’en est allée.

Mais à quoi bon humer,

Son parfum, elle n’est plus.

Ses mots ont disparu,

Ses regards, des lanternes,

Pâlissent sous le vent,

Qui apporte, hoquetant,

Des mauvaises nouvelles.

Je ne l’entends plus dire,

Des je-t’aime-oxygènes,

Ni encore susurrer,

« Mais tu es le plus beau ».

Sa voix n’est qu’un radeau,

Qui s’éloigne et je pleure.

Au loin, il n’est qu’un point,

Un espoir-illusion,

Pour moi une galaxie,

Des milliards de soleils,

Tous, brusquement éteints.

Elle est vraiment partie

Et c’est la fin du monde.

 

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